JOURNAL D'EL GATO

1ère partie

LE CONTE DE NOEL ET HOMMAGE A EL GATO

 

à la suite du décès d'El GATO le 23 décembre 2011
j'ouvre une nouvelle partie sur les maladies et la vie d'Hidalgo

dans le JOURNAL D'HIDALGO 2ème partie

 

 

IMAGINEZ MOI AVEC LA VOIX DE MONSIEUR PHILIPPE NOIRET

Eh ben, nous y voilà ! Je suis tout ému, je vais être le premier cheval à parler sur l'Internet. L'autre, c'est le cheval masqué de Cheval Magazine, il parle bien mais paraît qu'on ne le voit plus.

J'ai 20 ans et avec l'âge, je suis devenu un petit philosophe, je vais vous parler de ma vie.

Je suis né dans le Midi de la France, ma maman était anglo-arabe et mon papa espagnol ; j'ai peu de souvenirs de cette époque, je suis resté longtemps dans le troupeau près de ma mère, mais dès que j'ai commencé à courtiser les jeunes pouliches, les humains sont arrivés, m'ont attrapé, couché et clac, une horrible douleur entre les cuisses, je n'ai jamais compris pourquoi ? comme j'ai continué à courtiser les juments, les humains sont revenus, ils m'ont mis un truc sur le dos et ont serré mon ventre, c'était horrible, j'avais l'impression d'avoir un fauve sur le garrot qui me serrait dans ses pattes. Vaincu, ils m'ont emmené loin de ma famille, je suis arrivé dans un ranch pour promener des gens sur mon dos mais moi je ne savais rien faire, alors je suivais les autres. Mais j'avais mal, je respirais mal et j'avais très chaud. Les gens du ranch m'ont rendu au marchand, avec une grosse piqûre, il m'a laissé de côté, j'avais bien maigri et au mois d'août peu de cavaliers achètent des chevaux, c'est la fin de saison.

Là un jeudi, si si un jeudi ! je m'en souviens comme si c'était hier, j'avais 4 ans et demi. Un couple est arrivé, la dame était très triste avec le regard vide mais le monsieur avait l'air très gentil, le maquignon m'a présenté en main, il y avait une jument dans la cour et tout de suite mes instincts m'ont fait oublier ma maladie, j'ai un peu joué à l'étalon, ça a eu l'air de plaire à la dame, qui m'a regardé sous toutes les coutures mais avec douceur ; j'étais un peu méfiant, des fois que ça leur reprenne de me coucher par terre et de couper encore quelque chose. Ben , non fausse alerte ! par contre, ils m'ont sellé et avec un autre cheval de l'écurie, nous sommes partis dans la forêt, c'est la dame qui me montait, elle était bizarre, elle ne touchait pas au truc en fer que j'avais dans la bouche. Moi, je suivais les autres au pas, au trot et même au galop, c'était étonnant mais je ne la sentais pas sur moi, je l'entendais qui parlait, j'ai même pensé que c'était à moi qu'elle parlait, à un moment elle a dit : "oh là mon biquet" et encore "doucement oh là mon petit" surpris je me suis arrêté et j'ai tourné la tête, les autres prennaient de la distance mais cela ne me faisait rien, je savais qu'en quelques foulées, je les rattraperai. Et savez vous ce qui c'est produit, elle m'a caressé et tendu quelque chose dans sa main, j'ignorais ce que c'était, j'en avais jamais vu. Je l'ai quand pris car je suis très curieux et elle était tellement différente, c'était bon, c'était doux, sucré mais trop petit. Elle a dit "allez" j'ai compris que je devais rattraper les autres qui s'étaient arrêtés plus loin. J'avais mal à mes poumons, mais j'avais des ailes, les ailes de l'espoir et si cette dame m'emmené ? Arrivé près du groupe, le gentil monsieur est descendu de son cheval, ma cavalière aussi, ils nous ont échangé. Devant mon inquiétude, je les ai vus parler puis nous sommes tous rentrés à l'écurie, j'avais raison de dire que le Monsieur était gentil, lui aussi ne touchait pas à ma bouche, et me parlait, moins que la dame, mais à sa voix, c'était certainement gentil. Je le sentais.

Hélas, aux écuries, le maquignon m'avait repris, et vite fait, remis dans ma stalle, la dame est venue me faire quelque chose de bizarre sur mon nez, c'est pas une léchouille, ni un coup de dent, mais ça fait du bruit. Ils étaient bizarres ces humains. Je les regardais partir et je me sentais tellement fatigué, j'avais si bien galopé.

Le lendemain, un gros camion arrive aux écuries ; abattu dans mon coin à grignoter deux petits bouts de paille, je ne regarde même pas ce qui se passe jusqu'au moment, où le maquignon vient me chercher. Il me met un beau licol rouge qui sent le cuir ; surprise dans la cour, c'est le gentil monsieur qui était là, ils m'ont fait monter dans le camion, j'étais tout seul dans cette grande boite roulante, qu'est ce que j'avais peur ! un dernier regard à la petite jument, et me voilà parti pour où ? pourquoi moi, une seule chose me faisait espérer le monsieur était aussi dans le camion, je l'entendais parler avec un autre humain qui faisait rouler la grosse boite.

Lorsque la lumière est réapparue, j'étais ébloui, il y avait des hennissements, des gens partout, l'odeur du foin, et là bas dans un coin, c'était idiot, j'étais trop loin mais j'avais l'impression d'avoir vu la dame avec un de ces stupides animaux, vous savez ceux qui collent les humains, qui bavent partout, vous courent dans les jambes et mangent votre crottin, mais il y avait une petite caisse avec des roues devant elle, mais était ce bien elle ?

Le monsieur est arrivé et m'a fait descendre tout doucement, il m'a fait marcher mais je cherchais au milieu de tous ces gens, ma dame, vous voyiez comme je suis, si je voulais avoir un humain, je choisirai cette dame, mais nous autres les chevaux, on ne nous demande pas ce qu'on aime et ce qu'on veut. Brusquement je me retrouve devant cet objet sur roulettes, tout marron, impossible de savoir ce que c'était mais ça faisait un bruit trop bizarre, j'ai eu très peur et je voulais reculer quand une voix m'a appelé : " alors mon biquet, on a peur d'un bébé" ma dame.... c'est quoi un bébé, et cet idiot à poils courts et sans queue qui me tourne autour qui c'est ? La dame s'approche, me caresse, et sort de la boite, un petit humain, j'en avais jamais vu, j'ai cessé de ronfler, j'ai tendu mon nez et vous savez ce qu'elle a dit : "c'est ton bébé, bienvenue dans la famille, voici Amélie et le foufou qui tourne partout c'est Jim notre boxer" oh, bien sur je n'ai pas tout compris, mais mes instincts me disaient que tout ça, c'était à moi. J'avais une famille, enfin.........

Je pourrais commencer mon journal par le début, mais vous seriez bien vite lassés, je vous expliquerais mes aventures pour vous apporter des renseignements sur la vie de tous les chevaux, poneys et ânes mais aussi des chiens, des chats et de mon oie (oui, oui j'ai eu comme compagne une oie Charlotte). De ce qu'on aime, ce qui nous plait, nos bobos, nos rêves aussi...et pourquoi pas ? nous sommes des êtres vivants, et quand on a la chance de vivre dans une maison, en famille, et si l'on vous apprend à vous exprimer comme un cheval à part entière, alors vous aussi, vous allez retrouver de vos souvenirs, comprendrez certaines choses et surtout voir vos amis, mes congénères avec un autre oeil.

VOICI PLUSIEURS SUJETS : le vieux cheval à la maison, vos vieux chevaux, le dentiste équin, le vétérinaire coliques empomage, le clou de rue, la tendinite d'Evald, ma fiancée Cheyenne, mon pote Léon, l'automne, le printemps, constuire un abri, l'hiver, une journée d'hiver, l'hiver chez Geneviève, Charlotte l'oie, une promenade printanière en Vercors, lettre d'un vieux trotteur Momok.

MAIS OUI ON GARDE SON VIEUX CHEVAL CHEZ SOI, POURQUOI PAS VOUS ?

 

CLARISSA 36 ans

VICKIE 32 ans

 

et bientôt le reste de l'écurie : Isa a 20 ans, mon mérens 18, calisson 24, et les poneys ça va de17 à 33 ans

PTIT TONNEAU

VALMONT

 

 

PAMELA ET RUBIS

 

 

VOS VIEUX AMI(E)S

un cheval de 30 ans et l'hiver à la montagne

l'hiver à la montagne (hiver de 2008 )

LA SANTE
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CHARLOTTE MON AMIE plus une page sur les oiseaux de la maison
LES SAISONS
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UN ABRI DANS LE PARC 2006
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SAINT NIZIER comment faire une bonne promenade avec un cheval de 25 ans
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HIVER 2010

 

 

 
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